www.deprime.info



ACCUEIL
sssLES RESULTATS DE NOTRE ÉTUDE

43 cas de dépressions chroniques étudiés.
40 guérisons : 27 après une séance, 10 après deux séances, 2 après trois séances, 3 échecs (?après 2 ou 3 séances infructueuses, 3 participants n’ont pas souhaité poursuivre la démarche).

Dans tous les cas de dépression chronique rencontrés, le revécu, en période prénatale, de la perte d’un jumeau évoluant dans une poche amniotique commune s’impose comme l’événement central. En dehors des fréquentes complications qui seront abordées par la suite, l’impact provoqué par la mort du jumeau est toujours de même nature : « J’ai le ventre crispé, douloureux… ma respiration et courte… je me sens faible… j’ai peur de tout ce vide autour de moi… je sens son absence comme une menace pour ma propre vie… c’est comme si, d’un coup, je n’avais plus d’énergie… j’ai peur de mourir comme lui, de disparaître… ». Ce récit qui illustre une dépression simple, dépouillée de peurs complémentaires, résume assez bien l’ensemble des sensations éprouvées dans tous les revécus de personnes dépressives. Cette énumération met bien en évidence, au-delà de la tristesse, la peur de mourir à son tour. La perte d’énergie, notamment, est très présente dans tous les cas étudiés. Spontanément, un participant sur trois décrit une énergie qui va naturellement de l’un à l’autre des jumeaux puis s’arrête brutalement de circuler pour finalement se vider complètement. Le sentiment de tristesse, selon la plupart des participants, trouve son origine dans la disparition irréversible de cette circulation d’énergie « extraordinairement harmonieuse » qui existe entre les jumeaux. D’un point de vue obstétrique, il semble que la seule justification de ce ressenti soit lié à un reflux sanguin à travers le placenta commun à la mort du fœtus non viable. Quelle qu’en soit la cause, ce ressenti dégénère ensuite en une insatisfaction permanente liée à une insécurité latente qui rend vain ou fragile tout ce que la personne peut entreprendre, tant affectivement que matériellement.

Certains événements peuvent gêner la guérison de la dépression :
• Le sentiment de culpabilité.
Dans de nombreux cas, le fœtus viable est persuadé qu’en bougeant les bras ou les jambes, ou encore en emmêlant les cordons ombilicaux en se déplaçant, il a entraîné la mort de son jumeau. Si les jumeaux étaient attachés, le fait que le fœtus survivant se soit détaché en remuant souvent énergiquement peut également provoquer ce sentiment de culpabilité. Le revécu de ces actions considérées comme « coupables » permet de finir de désamorcer la dépression.
• La perte de connaissance.
Pour un tiers des participants, une perte de connaissance à la mort de leur jumeau ne leur permet pas de revivre l’intégralité de cet événement. Tant qu’ils n’ont pas revécu leur perte de connaissance, ce « chaînon manquant » dans leur histoire empêche la guérison. À noter qu’une grande frayeur, en s’approchant de l’instant où tout bascule, rend ce revécu souvent difficile à amorcer : après coup, certains participants sont revenus sur cette peur en l’expliquant par la certitude que leur « lâcher prise » aller provoquer la mort d’un proche.
• La disparition d’un jumeau peut en cacher une autre.
Dans 5 cas, malgré le revécu complet de la mort d’un vrai jumeau, l’état dépressif n’a pas cessé et a donné lieu à des revécus complémentaires qui ont tous abouti à identifier la présence d’un troisième jumeau. La perte de cet autre jumeau non viable, installé dans une poche amniotique séparée avant d’être évacué, renforce manifestement l’empreinte dépressive.
• La présence d’un autre jumeau vivant.
Pour 2 participants qui avaient signalé avoir un jumeau vivant, la découverte d’un jumeau mort avant la naissance comme source de leur état dépressif a provoqué une grande perturbation et retardé la guérison. Le revécu de la cohabitation entre les 3 jumeaux a été nécessaire pour désamorcer la confusion sur ce qui s’était réellement passé pour chacun d’eux.

La dépression est un amplificateur puissant pour de nombreuses peurs à l’origine d’angoisses ou d’obsessions, d’inhibitions, d’hyperactivité, d’agressivité et de certaines phobies. Ces peurs sont abordées en détail à travers les pathologies concernées.


Pour accéder à l'étude complète sur les phobies, commandez le livre de Luc Nicon "Tipi : technique d'identification des peurs inconscientes" aux éditions "Emotion Forte".
Cliquez sur les mots "orange" de votre choix pour accéder aux informations.

 

 

 

 

 

 

 

La dépression est une maladie psychique qui se manifeste essentiellement par la tristesse, la perte d'intérêt pour son environnement, l'auto-dépréciation et la culpabilité.

Définition clinique du trouble dépressif majeur (DSM-IV64)
Le trouble dépressif se caractérise par au moins l’un des deux premiers symptômes cités et par au moins 5 de l’ensemble des symptômes pour une durée minimale de deux semaines :
1. Tristesse intense, absence de joie, diminution de la perception des sentiments d’autrui. Prédominance de cet état le matin. Éventuellement, irritabilité chez les enfants et les adolescents.
2. Diminution du plaisir ou de l'intérêt pour toutes activités, y compris celles qui procurent du plaisir habituellement.
3. Modification involontaire du poids : prise ou perte de 5 % ou plus du poids habituel en un mois.
4. Troubles du sommeil : diminution (insomnie) ou augmentation du temps de sommeil.
5. Troubles de la concentration ou de la prise de décision.
6. Troubles du comportement : agitation ou ralentissement moteur notoire.
7. Asthénie : sensation de fatigue ou de diminution d'énergie.
8. Sentiments de culpabilité souvent injustifiés et liés à l'auto-dépréciation.
9. Troubles morbides : idées noires ou suicidaires, tentative de suicide.

Les troubles suivants sont exclus de cette classification : affections organiques (hypothyroïdie, tumeur cérébrale, etc.), troubles bipolaires (maniaco-dépressif), trouble induit par une substance (alcool, drogues, médicaments), travail de deuil ou stress post-traumatique.

Au-delà de cette classification, selon les personnes, la dépression présente des aspects plus prononcés : prostration, indifférence affective et dégoût de la vie, comportements alimentaires anormaux, délire dépréciatif (culpabilité, honte…), agressivité marquée, forte anxiété et grande agitation, amoindrissement des capacités cognitives, douleurs somatiques.

Contrairement aux phobies, les dépressions recouvrent un ensemble de comportements beaucoup plus flous et donc plus difficiles à appréhender. Or, la technique d’identification sensorielle des peurs inconscientes nécessite une situation de départ offrant un ressenti suffisamment précis. C’est là, sans doute, lors des toutes premières séances de cette étude, l’explication de résultats insatisfaisants qui semblaient conforter l’idée très commune que la dépression chronique, plus encore que toutes les autres souffrances émotionnelles, ne puissent se résorber en une séance « miracle ». Rapidement, pourtant, la compréhension de l’origine de l’ensemble des états dépressifs chroniques a permis d’ajuster efficacement l’aide apportée et de parvenir, généralement en une séance, à une rémission complète.
En effet, dans la pratique, au cours de cette étude, toutes les formes dépressives ont révélé une origine commune. Les différences résident seulement dans les peurs associées. Il est vite apparu que ces peurs associées, agglomérées à la dépression, sont exacerbées par l’état dépressif mais qu’elles doivent en être dissociées et traitées séparément. Vouloir, dans le même temps, guérir toutes les peurs réunies habituellement sous l’appellation « dépression » ne permet pas toujours d’obtenir une guérison complète. Aussi, le parti a été pris de ne cibler que le « cœur » de la dépression et de ne s’occuper qu’ultérieurement des peurs périphériques. Par exemple, une personne qui se trouve en état de prostration va, en premier, identifier l’origine de sa dépression (tristesse, perte de plaisir…) puis, lors d’une autre séance, rechercher les peurs à l’origine de son incapacité à réagir et qui doit être considérée comme une inhibition.